L'assemblée générale d'UBS qui s'est tenue le 14 avril 2010 a été particulièrement animée. En effet, le conseil d'administration avait pris la décision de faire voter non seulement la décharge pour l'exercice écoulé, mais également rétroactivement la décharge pour les exercices 2007 et 2008. Cela a conduit à des critiques massives de la part de nombreux actionnaires qui ont jugé inopportun que le conseil demande sa décharge avant même le règlement définitif des problèmes de la banque.
Le résultat a été sans appel pour la décharge 2007: 52% des votants n'ont pas accepté de décharger les responsables de l'époque. Un tel refus constitue une première pour une grande société cotée suisse. Quant à la décharge pour les exercices 2008 et 2009, le camp des opposants a réuni respectivement 22% et 15% des votants.
Lors de cette assemblée, UBS a également soumis le rapport de rémunération pour l'exercice 2009 au vote consultatif des actionnaires. Ces derniers ont été surpris de constater que le système approuvé l'année précédente ait subi des modifications durant l'année. En effet, un deuxième plan de participation à long terme en actions a été introduit. Celui-ci permet aux bénéficiaires de recevoir leur dotation initiale quels que soient les résultats obtenus, ce qui transforme ce plan en simple plan de rétention. Finalement, lors du vote, une forte minorité de 45% des actionnaires n'a pas approuvé le rapport de rémunération. Un signal fort que le conseil d'administration a intérêt à analyser attentivement, sous peine d'importantes critiques lors de sa prochaine réélection.